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Alors que la technologie automobile évolue à un rythme effréné, la question de la protection des données personnelles au sein des véhicules connectés devient cruciale. La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) s'engage activement dans ce domaine à travers son « club conformité
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Alors que la technologie automobile évolue à un rythme effréné, la question de la protection des données personnelles au sein des véhicules connectés devient cruciale. La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) s'engage activement dans ce domaine à travers son « club conformité », créé pour encourager le dialogue entre les acteurs du secteur. Avec un programme de travail ambitieux pour 2025, la CNIL s'apprête à formuler des recommandations essentielles, notamment sur l'utilisation des caméras embarquées, ou « dashcams », qui soulèvent d'importantes préoccupations liées à la vie privée et à la sécurité des utilisateurs. Ce club servira de plateforme pour définir des lignes directrices adaptées aux enjeux juridiques et techniques actuels, tout en impliquant divers acteurs dans ce processus. Découvrons ensemble les contours des travaux à venir et l'impact attendu sur la mobilité et l'innovation.
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L'essor des véhicules connectés a généré une utilisation croissante des caméras embarquées ou dashcams, qui sont devenues des équipements courants dans de nombreux véhicules modernes. Ces dispositifs, qu'ils soient intégrés par les constructeurs ou ajoutés par les particuliers, permettent d'enregistrer des vidéos à des fins diverses, telles que la constitution de preuves lors d'accidents, la prévention de vols ou encore l'utilisation d'images pour des formations à la conduite. Cependant, leur utilisation soulève des questions majeures en matière de protection des données personnelles et de respect de la vie privée. Pour répondre à ces préoccupations, le « club conformité » de la CNIL se mobilise en élaborant des recommandations spécifiques destinées à encadrer l'utilisation de ces caméras.
Ces recommandations s'inscrivent dans une démarche proactive de régulation, tenant compte des nombreux retours d'expérience des acteurs publics et privés concernés. En effet, face à l'absence d'un cadre juridique clair sur l'utilisation des dashcams, la CNIL souhaite s'assurer que ces dispositifs respectent les droits fondamentaux des utilisateurs, notamment en matière d'enregistrement et de traitement des images captées. Les recommandations à venir viseront à établir des principes de bonne pratique quant aux finalités de l'enregistrement, aux conditions de conservation des données, ainsi qu'à l'information des personnes filmées. Cette approche permettra non seulement d'identifier les situations où l'utilisation de dashcams est justifiée, mais également de garantir une transparence essentielle pour maintenir la confiance des utilisateurs envers les technologies employées dans les véhicules connectés.
En plus de cela, la CNIL accorde une attention particulière à la possibilité d'implémenter des mesures de sécurité pour protéger les données recueillies et garantir l'anonymisation des images lorsque cela est possible. Ainsi, la réflexion de la CNIL s'inscrit dans une volonté d'harmoniser l'innovation technologique avec les impératifs légaux et éthiques, en s'assurant que l'utilisation des caméras embarquées se fasse dans le respect des droits des individus. Les travaux en cours au sein du club conformité ne se limiteront pas uniquement au cadre légal actuel, mais s'ouvriront également sur le nécessaire ajustement lors de l'évolution des usages et des technologies, ce qui pose les bases d'une régulation dynamique et éclairée en matière de mobilité.
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Pour aborder les défis liés à l'utilisation des caméras embarquées, la CNIL place l'inclusion de tous les acteurs concernés au cœur de sa méthode de travail. En organisant des ateliers thématiques, la CNIL entend favoriser un dialogue constructif entre différents participants, incluant des représentants du secteur privé, des acteurs publics ainsi que des usagers. Cette approche collaborative vise à recueillir un large éventail de perspectives sur les enjeux soulevés par la captation d'images et le traitement des données personnelles. Les ateliers, planifiés entre avril et juin 2025, porteront sur des thèmes cruciaux tels que les finalités d'utilisation des caméras embarquées, la qualification des données traitées et les bases légales justifiant ces traitements.
En favorisant une discussion ouverte, la CNIL souhaite que chaque acteur puisse partager ses expériences, poser des questions et apporter des réponses spécifiques aux préoccupations de chacun, garantissant ainsi une compréhension et une appropriation collective des réglementations en matière de protection des données. De plus, les ateliers permettront d'aborder des sujets tels que la minimisation des données, la limitation des durées de conservation des images enregistrées, ainsi que le droit à l'information des personnes concernées. L'importance de ces discussions réside dans leur capacité à dégager des recommandations pragmatiques, qui parviendront à équilibrer les nécessaires impératifs de sécurité et de vie privée des utilisateurs dans le cadre de l'utilisation des dispositifs de captation d'images. Cette démarche de concertation avec les différents acteurs crée un environnement propice à l’établissement de bonnes pratiques et à la révision continue des recommandations de la CNIL.
En conséquence, la régulation dans ce domaine se trouve éclairée et adaptée aux évolutions technologiques et aux pratiques du secteur, assurant une meilleure prise en compte des droits des utilisateurs face à l'accroissement technologique. Alors que les travaux avancent, il devient évident que la CNIL envisage d'élargir ces discussions au-delà des contraintes réglementaires immédiates, prenant en compte les évolutions futures du secteur. Le souci de garantir une protection efficace des données tout en permettant l'innovation et l'adoption de nouvelles technologies reste un enjeu central, rendant indispensable l'implication collective de tous les acteurs.
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Alors que le club conformité de la CNIL continue ses travaux sur les caméras embarquées, il est crucial de s’interroger sur les prochaines étapes qui attendent cette initiative après 2025. Effectivement, le rôle de ce club ne se limite pas à des recommandations ponctuelles ; il s’inscrit dans une démarche pérenne d’échanges et de dialogue continu avec les acteurs de la mobilité et des véhicules connectés. Suite à l’élaboration des recommandations sur les caméras embarquées, la CNIL a l’intention d’identifier de nouvelles thématiques à aborder. Cette adaptabilité répond non seulement aux évolutions technologiques, mais également à l’émergence de nouveaux enjeux en matière de protection des données. Les prochaines thématiques seront déterminées en tenant compte de l’impact des traitements de données sur les personnes concernées, et de la nécessité d'une clarification du cadre légal, facilitant ainsi l’innovation tout en assurant la sécurité des utilisateurs.
En outre, la CNIL prévoit d’organiser des sessions de consultation publique avant l’adoption définitive de ses recommandations. Cette méthode démocratique garantira que toutes les voix soient entendues, permettant ainsi d’affiner les orientations prises en matière de réglementation sur les véhicules connectés. La CNIL s’engage à publier le nouveau programme de travail pour 2026, reflétant les préoccupations et l’évolution du secteur.
Enfin, le club conformité se veut un espace d’échange dynamique, permettant non seulement de traiter les enjeux actuels, mais également de rester réactif face aux futurs défis. À travers cette approche proactive, la CNIL aspire à assurer une régulation efficace et juste, en préservant les droits des individus tout en stimulant l’innovation dans le secteur des véhicules connectés. Les acteurs du domaine devront donc rester attentifs aux évolutions à venir et participer activement au dialogue proposé par la CNIL, pour contribuer ensemble à construire un avenir respectueux de la vie privée et riche en innovations.
Pour plus d’informations, veuillez consulter l’article de la CNIL : https://www.cnil.fr/fr/club-conformite-vehicules-connectes-programme-de-travail-2025-cnil#.
Pour aller plus loin
Parce que les véhicules connectés génèrent une masse de données personnelles (localisation, habitudes de conduite, images). La CNIL anime un club conformité dédié pour encourager le dialogue avec les acteurs du secteur et élaborer des recommandations adaptées aux enjeux de protection des données et de vie privée propres à la mobilité connectée.
C'est une plateforme créée par la CNIL pour réunir les acteurs du secteur de la mobilité connectée et définir des lignes directrices adaptées aux enjeux juridiques et techniques. Il vise à élaborer des recommandations, notamment sur les caméras embarquées, en s'appuyant sur les retours d'expérience des acteurs publics et privés.
Oui. Les caméras embarquées (dashcams) enregistrent des images pouvant contenir des données personnelles de tiers (visages, plaques). Leur usage soulève des questions de finalité, de durée de conservation et d'information des personnes filmées. Face à l'absence de cadre clair, la CNIL élabore des recommandations pour encadrer ces dispositifs.
La CNIL travaille à établir des principes de bonne pratique sur les finalités de l'enregistrement (preuve, prévention, formation), les conditions de conservation des données, l'information des personnes filmées et les mesures de sécurité. L'objectif est d'identifier les usages justifiés et de garantir la transparence et la protection des données captées.
Les images de dashcam peuvent servir de preuve, mais leur usage doit respecter la protection des données : finalité légitime, durée de conservation limitée, information des personnes filmées et sécurité des enregistrements. Les recommandations à venir de la CNIL visent précisément à encadrer ces usages pour concilier intérêt probatoire et respect de la vie privée.
Les véhicules connectés collectent de nombreuses données : localisation, trajets, habitudes de conduite, performances, parfois images via les caméras embarquées. Ces données, souvent personnelles, sont soumises au RGPD. Leur traitement impose finalité légitime, information des personnes, sécurité et respect des droits, enjeux au cœur des travaux de la CNIL.
La CNIL cherche à harmoniser l'innovation technologique avec les impératifs légaux et éthiques : finalités encadrées, conservation limitée, information des personnes, sécurité et anonymisation des images quand c'est possible. L'enjeu est de permettre l'innovation tout en garantissant la confiance des utilisateurs et le respect de leurs droits.
Parce que la mobilité connectée mêle RGPD, sécurité, droit à l'image et recommandations sectorielles en construction. Un avocat en données personnelles aide à qualifier les traitements, encadrer l'usage des dashcams et anticiper les recommandations de la CNIL. Cet accompagnement sécurise l'innovation tout en garantissant la conformité et la protection des utilisateurs.
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