Numerique
Protégez votre logiciel comme l'actif stratégique qu'il est : droits d'auteur, dépôts, cession de droits, lutte contre la contrefaçon et sécurisation contractuelle.
Contexte
Pour un éditeur, une startup tech ou une entreprise qui développe ses propres outils, le logiciel est souvent l'actif le plus précieux. Pourtant, sa protection juridique reste fréquemment négligée. En droit français, le logiciel est protégé par le droit d'auteur dès sa création, sans formalité de dépôt obligatoire, mais cette protection ne vaut que si l'on peut prouver la titularité des droits et la date de création.
Code source, architecture, interfaces, documentation, bases de données associées : chacun de ces éléments relève d'un régime de protection spécifique. Bien protéger son logiciel, c'est sécuriser sa valeur, pouvoir le céder ou le valoriser lors d'une levée de fonds, et disposer des moyens d'agir contre la contrefaçon.
Problematique
Beaucoup d'entreprises pensent leur logiciel protégé alors que leur situation juridique est fragile. Le cas le plus fréquent : une partie du code a été développée par des prestataires externes sans cession de droits formalisée, ce qui signifie que la société n'est pas réellement propriétaire de sa propre technologie.
S'ajoutent d'autres angles morts : l'absence de dépôt rendant la preuve de antériorité difficile, l'intégration de composants open source sous licences contaminantes, ou l'impossibilité d'agir efficacement contre un concurrent qui copie le code. Ces fragilités se révèlent souvent au pire moment : lors d'une levée de fonds, d'une cession ou d'un litige.
Solutions
Mon accompagnement couvre tout le cycle de protection de votre logiciel, de la sécurisation des droits à la défense contre la contrefaçon.
Je commence par auditer votre chaîne de droits pour identifier les failles : contributions non cédées, statuts mal définis, open source mal maîtrisé. Je régularise ensuite la situation par les cessions et contrats nécessaires, et je vous conseille sur la stratégie de dépôt pour disposer de preuves opposables.
Je rédige et négocie vos contrats de licence et d'exploitation, et je vous accompagne dans la valorisation de votre actif logiciel lors des opérations stratégiques. En cas d'atteinte, j'organise la riposte : saisie-contrefaçon, action en contrefaçon et réparation du préjudice.
J'analyse la chaîne de création de votre logiciel : qui a développé quoi, avec quels statuts (salariés, prestataires, fondateurs), et quels composants tiers ou open source sont intégrés. Cet audit révèle les failles éventuelles dans votre titularité des droits.
Je sécurise la chaîne de droits : rédaction des cessions manquantes, encadrement des contrats de développement, clarification du statut des contributions. Je vous conseille sur la stratégie de dépôt (APP, enveloppe Soleau, huissier) pour disposer de preuves solides.
Je rédige et négocie vos contrats de licence et de cession : périmètre des droits concédés, redevances, restrictions d'usage, maintenance, réversibilité. Vos conditions d'exploitation deviennent claires, opposables et adaptées à votre modèle économique.
En cas d'atteinte, j'organise la riposte : saisie-contrefaçon, mise en demeure, action en contrefaçon et demande de dommages et intérêts. Je coordonne l'expertise technique nécessaire pour établir la copie et défendre efficacement vos droits.
FAQ
Le logiciel est protégé par le droit d'auteur dès sa création, à condition d'être original. Cette protection couvre le code source, le code objet, l'architecture et le matériel de conception préparatoire. Elle naît automatiquement, sans dépôt obligatoire. En revanche, les fonctionnalités, les algorithmes en tant que tels et les langages de programmation ne sont pas protégeables par le droit d'auteur.
Le dépôt n'est pas obligatoire mais fortement recommandé, car il constitue une preuve de date et de contenu. On peut déposer son logiciel auprès de l'Agence pour la Protection des Programmes (APP), chez un huissier, un notaire, ou via une enveloppe Soleau à l'INPI. En cas de litige, ce dépôt permet de prouver qu'à une date donnée, vous déteniez bien le code dans son état revendiqué.
Le Code de la propriété intellectuelle prévoit une dérogation pour les logiciels : les droits patrimoniaux sur un logiciel créé par un salarié dans l'exercice de ses fonctions sont automatiquement dévolus à l'employeur. Attention, cette dévolution automatique ne vaut que pour les salariés : pour un prestataire externe, un stagiaire ou un dirigeant non salarié, une cession de droits expresse est indispensable.
La cession transfère la propriété des droits, la licence n'accorde qu'un droit d'usage encadré. Dans les deux cas, le contrat doit préciser les droits concernés (reproduction, modification, distribution), l'étendue territoriale, la durée et la rémunération. Une cession imprécise peut être requalifiée ou annulée. C'est un enjeu majeur lors des levées de fonds, où les investisseurs vérifient que la société détient bien l'intégralité des droits sur sa technologie.
Plusieurs actions sont possibles : la saisie-contrefaçon, mesure probatoire qui permet de faire constater la copie par un huissier, puis l'action en contrefaçon devant le tribunal pour obtenir l'arrêt de l'atteinte et des dommages et intérêts. L'expertise technique joue un rôle central pour comparer les codes. La rapidité d'action et la qualité des preuves de titularité (dépôts, historique de développement) sont déterminantes.
En Europe, le logiciel en tant que tel n'est pas brevetable : il relève du droit d'auteur. Un brevet ne peut protéger qu'une invention technique mettant en œuvre un logiciel pour résoudre un problème technique, sous conditions strictes. Pour la grande majorité des éditeurs, la protection repose donc sur le droit d'auteur, complété par le secret des affaires pour le code source non divulgué.
Intégrer des composants open source est courant mais comporte des risques juridiques : chaque licence (MIT, GPL, Apache, etc.) impose ses propres obligations. Certaines licences dites contaminantes peuvent contraindre à ouvrir votre propre code. Un audit des dépendances et de leurs licences est indispensable, en particulier avant une cession ou une levée de fonds, pour éviter les mauvaises surprises.
Lors d'une due diligence, les investisseurs vérifient que la société détient réellement et intégralement les droits sur sa technologie. Une chaîne de droits incomplète (développeurs externes sans cession, fondateurs non formalisés, open source mal maîtrisé) peut bloquer ou dévaloriser l'opération. Sécuriser la propriété intellectuelle en amont est donc un investissement stratégique.
Nous accompagnons les entreprises de la tech et du commerce avec une double compétence juridique et technique, de l'analyse à la mise en œuvre.

Ressources
Un contrat à sécuriser, une mise en conformité à mener, un litige à anticiper ? Le premier rendez-vous sert à comprendre votre besoin et à vous dire clairement comment nous pouvons vous aider.