RGPD
Le lancement d'une application mobile ne se résume pas à la technologie ou au design. Il s'agit aussi de respecter un cadre juridique bien précis qui peut varier selon le pays, et plus largement au sein de l'Union européenne avec des régulations comme le RGPD. Ne pas respecter ces obligations peut e
Temps de lecture :
6 min
Le lancement d'une application mobile ne se résume pas à la technologie ou au design. Il s'agit aussi de respecter un cadre juridique bien précis qui peut varier selon le pays, et plus largement au sein de l'Union européenne avec des régulations comme le RGPD. Ne pas respecter ces obligations peut exposer les entreprises à des risques importants, y compris des amendes ou des litiges.
Les mentions légales sont obligatoires pour toutes les applications accessibles au public, comme pour les sites web (premier "documents juridiques application mobile"). Elles permettent aux utilisateurs d'identifier l'éditeur et de savoir qui est responsable du contenu.
Elles doivent inclure conformément à la Loi pour la Confiance dans l’économie numérique (LCEN) :
En France, le non-respect des mentions légales peut entraîner une amende allant jusqu’à 75 000 €, multiplié par 5 pour les personnes morales, et jusqu’à 1 an de prison pour les individus responsables. Le non-respect des obligations peut également mener à des sanctions civiles (dommages et intérêts) si un utilisateur est lésé par ce manquement.
Echangeons sur votre besoin pendant 15 min !
La politique de confidentialité est cruciale dans le cadre de la collecte et du traitement des données personnelles, particulièrement avec les exigences du RGPD, notamment à son article 13. Elle doit être claire, concise et facilement accessible pour les utilisateurs (second "documents juridiques application mobile").
Les éléments à inclure sont :
Les sanctions en cas de non-conformité au RGPD peuvent être particulièrement sévères. Par exemple, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) peut infliger des amendes allant jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise, selon le montant le plus élevé.
Exemple : En 2019, Google a été sanctionné à hauteur de 50 millions d’euros pour un manque de transparence et de clarté sur le traitement des données.
Je commence ma mise en conformité RGPD
Les CGU déterminent les règles d’utilisation de l’application (troisième "documents juridiques application mobile"). Elles protègent l’éditeur en définissant clairement ce que les utilisateurs peuvent et ne peuvent pas faire.
Si vous avez un élément payant, des conditions générales de vente seront nécessaires.
Les clauses à inclure sont :
Exemple client concret : J’ai récemment aidé un client à limiter l’accès à son application mobile aux personnes physique majeures. Les enfants et les personnes mineures en général bénéficiant d’une autre réglementation et protection que les personnes majeures, il est essentiel de bien définir le profil des personnes pouvant utiliser l’application.
Pour en savoir plus et prendre rdv avec moi : https://www.mirabile-avocat.com/droit-du-numerique/mise-en-conformite-juridique-de-votre-site-internet/
Je veux une application conforme
La propriété intellectuelle est primordiale pour protéger l’originalité d'une application mobile. Elle couvre plusieurs aspects :
Faites vous accompagner par un avocat spécialisé https://www.mirabile-avocat.com/droit-du-numerique/avocat-propriete-intellectuelle/
Je veux protéger mon application !
Le contrat de développement est essentiel lorsqu’un développeur externe est engagé. Il fixe les obligations des deux parties et prévient les conflits en cas de désaccord. Voici ce qu’il doit inclure :
Litiges courants : De nombreuses entreprises peuvent se retrouver bloquées après le développement d’une application parce que le développeur a refusé de céder le code source ou a demandé des frais supplémentaires pour des modifications, et c’étaient des aspects non envisagés initialement dans le contrat.
Lorsqu'une application mobile s'appuie sur des API ou d'autres services externes (par exemple, pour les paiements ou la géolocalisation), il est impératif de formaliser ces relations via des contrats :
Pour aller plus loin
Une application mobile a besoin a minima de mentions légales, d'une politique de confidentialité conforme au RGPD, de conditions générales d'utilisation (CGU), et de conditions générales de vente si elle comporte un élément payant. Une politique de gestion des cookies est aussi nécessaire dès lors que des traceurs sont utilisés.
Oui. Comme pour un site web, toute application accessible au public doit afficher des mentions légales, conformément à la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Elles identifient l'éditeur (raison sociale, adresse, SIRET, RCS), l'hébergeur, le directeur de la publication et un moyen de contact, pour que l'utilisateur sache qui est responsable.
Le manquement aux mentions légales expose en France à une amende pouvant atteindre 75 000 euros, multipliée par cinq pour les personnes morales, et jusqu'à un an d'emprisonnement pour les responsables. Des sanctions civiles (dommages et intérêts) sont aussi possibles si un utilisateur est lésé. L'enjeu n'est donc pas seulement formel.
Conformément à l'article 13 du RGPD, elle doit indiquer les types de données collectées, la finalité de la collecte, la base légale et le recueil du consentement, la durée de conservation, la présence de cookies et les droits des utilisateurs (accès, rectification, suppression). Elle doit être claire, concise et facilement accessible.
La CNIL peut infliger des amendes pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, selon le montant le plus élevé. En 2019, Google a par exemple été sanctionné de 50 millions d'euros pour un manque de transparence sur le traitement des données. Les enjeux financiers sont donc majeurs.
Les conditions générales d'utilisation fixent les règles d'usage de l'application et protègent l'éditeur. Elles définissent qui peut accéder à l'application (âge minimum, territoires), les obligations de l'utilisateur et de l'éditeur, les responsabilités et les comportements interdits. Elles encadrent la relation et limitent les risques de litige.
Oui. Dès que l'application comporte un élément payant (achat, abonnement, achats intégrés), des conditions générales de vente sont nécessaires en complément des CGU. Elles encadrent la transaction : prix, paiement, droit de rétractation, garanties. Les CGU régissent l'usage, les CGV régissent la vente : les deux sont complémentaires.
Parce qu'une application mobile cumule plusieurs cadres : LCEN, RGPD, droit de la consommation, et parfois règles propres aux stores. Des documents génériques exposent à des manquements coûteux. Un avocat adapte chaque document à la réalité de l'application et à ses traitements de données, pour assurer la conformité et limiter la responsabilité de l'éditeur.
Vous avez encore des questions ?
Notre équipe est à disposition !
Une question ?

Ressources
Aller plus loin