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Le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, aussi dit « règlement DORA » ( Digital Operational Resilience Act ) est une directive européenne visant à garantir la résilience opérationnelle numérique des entités financières et des prestataires de services TIC
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Le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, aussi dit « règlement DORA » (Digital Operational Resilience Act) est une directive européenne visant à garantir la résilience opérationnelle numérique des entités financières et des prestataires de services TIC.
Adoptée par l'Union européenne, cette réglementation impose des obligations strictes aux acteurs du secteur financier pour protéger leurs activités critiques et assurer la continuité des services en cas de cybermenace ou d’incident informatique majeur.
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DORA s’applique à un large éventail d’acteurs du secteur financier, incluant :
La conformité à DORA passe notamment par des clauses contractuelles spécifiques, indispensables pour encadrer les relations avec les fournisseurs et garantir la mise en place de mesures de sécurité adaptées. Ces obligations concernent à la fois les institutions financières et leurs prestataires, soulignant l’importance de contrats conformes pour respecter le cadre légal défini par DORA.
Les contrats occupent une place centrale dans la réglementation, car ils permettent d’identifier clairement les responsabilités des parties en cas d’incident, de formaliser les mesures de sécurité et les politiques de gestion des risques imposées par DORA, ainsi que d’assurer la transparence et le reporting des incidents auprès des autorités compétentes (avocat contrat dora).
Les RTS (Regulatory Technical Standards) sont des normes techniques définies par la Commission européenne pour détailler les obligations prévues par DORA. Ces normes précisent les exigences que les contrats doivent inclure des obligations majeures, notamment :
Les entités financières doivent identifier et évaluer les risques liés aux technologies utilisées, en adoptant des politiques et procédures adaptées pour minimiser ces risques.
Les systèmes critiques doivent être soumis à des tests réguliers pour garantir leur capacité à résister à des cybermenaces ou à des interruptions.
Les contrats doivent spécifier clairement les responsabilités des parties, y compris en cas de défaillance.
Intégrer des clauses précisant les délais et modalités de notification des incidents aux autorités compétentes, dans les délais spécifiques. Les rapports doivent inclure une analyse détaillée de l’incident, des impacts, et des mesures correctives mises en place.
Pour garantir la conformité avec le règlement DORA, les contrats entre les entités financières et leurs prestataires TIC doivent être soigneusement rédigés et inclure des clauses spécifiques. Un avocat peut jouer un rôle clé dans cette démarche pour protéger les intérêts des entreprises et respecter les exigences réglementaires.
Pour être conformes à DORA, les contrats doivent inclure des clauses couvrant :
Exemple pratique : Un prestataire TIC fournissant des services critiques à une banque doit inclure dans son contrat des engagements clairs sur la disponibilité des systèmes et sur la gestion des cyberincidents. En cas de manquement, des pénalités financières peuvent être appliquées.
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Pour garantir que vos contrats sont conformes à la réglementation DORA, un processus structuré et stratégique est essentiel. Commencez par un audit initial des contrats existants afin d’identifier les lacunes et les clauses manquantes par rapport aux exigences de DORA.
Ce travail inclut la vérification des obligations liées à la résilience opérationnelle informatique et au reporting des incidents. Ensuite, procédez à la mise à jour ou à la rédaction de nouvelles clauses.
Intégrez des clauses spécifiques, telles que les clauses de reporting des incidents, définissant les délais de notification et le contenu des rapports ; les clauses de tests de résilience, obligeant les prestataires à effectuer des tests réguliers ; et les clauses de continuité des services, qui détaillent les plans de secours et les garanties pour maintenir les services critiques en cas de défaillance.
Par ailleurs, assurez-vous de définir clairement les responsabilités des parties afin d’éviter tout flou juridique (avocat contrat dora).
Une identification préalable des services critiques est indispensable. Analysez vos relations avec vos prestataires TIC pour évaluer l’impact potentiel de leurs défaillances sur vos activités essentielles. Une fois les contrats révisés, formez vos équipes sur les nouvelles obligations contractuelles pour garantir une application efficace et sensibilisez vos partenaires à leurs responsabilités.
La mise en place d’un suivi régulier et d’audits contractuels est aussi nécessaire pour vérifier la conformité continue des contrats. Documentez vos actions et organisez vos contrats de manière claire pour être prêt à affronter les audits réglementaires, essentiels sous DORA. Pour cette étape, un avocat peut vous accompagner dans la préparation des documents prouvant votre conformité, la gestion des échanges avec les autorités compétentes comme l’ACPR et l’AMF, et l’établissement de protocoles internes pour répondre efficacement aux futures demandes d’audit.
Sans être exhaustif, les clauses obligatoires sont :
Ces clauses s'appliquent à tous les contrats, quel que soit le niveau de criticité des services TIC. Elles assurent une base solide pour encadrer la relation contractuelle :
Pour les contrats liés à des fonctions critiques ou importantes, des obligations supplémentaires sont nécessaires pour garantir un suivi renforcé et une gestion des risques accrue :
Bien que le règlement DORA impose des obligations strictes aux entités financières et à leurs prestataires TIC, certaines exemptions s’appliquent en fonction de la nature ou de la taille des organisations concernées. Comprendre ces exceptions est essentiel pour savoir si votre entreprise est directement impactée par DORA (avocat contrat dora).
Les exemptions concernent principalement :
Les autorités compétentes, telles que l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), jouent un rôle clé dans la supervision et l’application de DORA.
L’ACPR supervise principalement les banques et les assurances, tandis que l’AMF se concentre sur les marchés financiers et les sociétés de gestion. Ces autorités peuvent accorder des dérogations spécifiques ou évaluer si une entité doit se conformer aux exigences de DORA (avocat contrat dora).
La conformité aux exigences contractuelles de DORA nécessite une approche méthodique et proactive. Les contrats avec les prestataires TIC et autres partenaires critiques doivent être alignés sur les exigences du règlement DORA, sous peine de sanctions ou de dysfonctionnements opérationnels majeurs.
Exemple pratique : Une entreprise utilisant un fournisseur TIC pour gérer ses infrastructures critiques doit s'assurer que les obligations de reporting et de tests de résilience sont clairement spécifiées dans le contrat. En cas d'audit, ces éléments seront examinés en priorité (avocat contrat dora).
La conformité aux exigences contractuelles de DORA est bien plus qu’un simple exercice de mise en conformité réglementaire. Elle représente une opportunité pour les entités financières et leurs prestataires TIC de renforcer leur résilience opérationnelle informatique et d'assurer la continuité de leurs activités face à des cybermenaces croissantes.
Collaborer avec un avocat offre plusieurs avantages clés :
Les enjeux liés à DORA sont complexes et nécessitent une expertise spécifique dans la réglementation européenne et la gestion des risques informatiques. Un avocat contrat dora saura anticiper les évolutions réglementaires et vous fournir un accompagnement stratégique sur le long terme.
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Pour aller plus loin
DORA s'applique à un large éventail d'acteurs financiers : banques, compagnies d'assurance, gestionnaires d'actifs, infrastructures de marché comme les chambres de compensation, ainsi qu'aux prestataires de services TIC offrant des solutions critiques à ces institutions. Le périmètre est donc large et inclut la chaîne de sous-traitance informatique.
Parce qu'ils permettent d'identifier les responsabilités des parties en cas d'incident, de formaliser les mesures de sécurité et les politiques de gestion des risques imposées par DORA, et d'assurer la transparence et le reporting des incidents aux autorités. La mise en conformité contractuelle est l'un des chantiers majeurs de DORA.
Les RTS (Regulatory Technical Standards) sont des normes techniques définies par la Commission européenne pour détailler les obligations de DORA. Elles précisent notamment les exigences que les contrats doivent intégrer en matière de gestion des risques prestataires, de tests de résilience, de transparence des responsabilités et de reporting des incidents.
Les contrats avec les prestataires TIC doivent couvrir la résilience des systèmes, les mesures de sécurité, les obligations de continuité des services critiques, les modalités de reporting des incidents, ainsi que les responsabilités de chaque partie en cas de défaillance. Ces clauses doivent être rédigées avec soin pour assurer la conformité à DORA.
Au titre du chapitre V, les entités financières doivent identifier et évaluer les risques liés à leurs prestataires TIC, et structurer leurs contrats pour garantir le respect des normes de sécurité et de résilience. Cela implique souvent de renégocier les contrats existants pour y intégrer les exigences de DORA et de ses RTS.
Oui. Les contrats doivent préciser les délais et modalités de notification des incidents aux autorités compétentes, conformément au chapitre III. Les rapports doivent inclure une analyse de l'incident, de ses impacts et des mesures correctives. Intégrer ces clauses garantit que la chaîne de prestataires permet un reporting conforme et coordonné.
Souvent, oui. De nombreux contrats prestataires antérieurs à DORA ne contiennent pas les clauses requises sur la sécurité, la résilience, le reporting et les responsabilités. Leur mise en conformité suppose une cartographie des accords et une renégociation. C'est un chantier juridique conséquent, central dans la démarche de conformité à DORA.
Parce que la conformité DORA passe largement par des clauses contractuelles précises, au croisement du droit des contrats informatiques et de la réglementation financière. Un avocat aide à cartographier les contrats, à intégrer les clauses imposées par DORA et ses RTS, et à protéger les intérêts de l'entreprise tout en respectant le cadre réglementaire.
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