IA
L’essor fulgurant de l’ intelligence artificielle générative bouleverse les pratiques professionnelles, notamment dans l'IA pour les métiers du chiffre et du droit. Depuis fin 2022, des outils comme ChatGPT , Copilot , Claude ou encore Llama se sont imposés dans les usages quotidiens. Ils permettent
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L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle générative bouleverse les pratiques professionnelles, notamment dans l'IA pour les métiers du chiffre et du droit. Depuis fin 2022, des outils comme ChatGPT, Copilot, Claude ou encore Llama se sont imposés dans les usages quotidiens. Ils permettent de rédiger, analyser, synthétiser et automatiser de nombreuses tâches.
Mais une question se pose avec de plus en plus d’acuité : que deviennent les données sensibles lorsqu’elles sont utilisées dans ces systèmes ? Où sont-elles stockées ? Qui peut y avoir accès ? Sont-elles exploitées pour entraîner les modèles ?
Pour répondre à ces préoccupations, l’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières a publié en avril 2025 son Cahier n°43 : “IA générative et protection des données : confidentialité, RGPD, secret professionnel”. Ce document est le fruit d’un travail collectif d’experts, auquel Mirabile Avocat a pris part.
L’objectif est clair : fournir des garde-fous juridiques et pratiques pour encadrer l’usage de l’IA générative, en particulier dans les professions soumises à des obligations strictes de confidentialité (IA et professions du chiffre).
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L’IA générative repose sur un principe simple : ingérer de vastes volumes de données pour produire du contenu nouveau (texte, code, images, etc.). Son efficacité est indéniable, mais elle soulève un paradoxe : plus elle est performante, plus elle repose sur l’exploitation de données souvent sensibles.
Dans le quotidien des professionnels du chiffre ou des avocats, les cas d’usage se multiplient : – Un expert-comptable teste ChatGPT pour analyser des écritures comptables. – Une direction financière soumet un tableau de trésorerie à un outil IA pour obtenir une prévision instantanée. – Un avocat dépose un contrat afin d’en obtenir une synthèse ou une vérification de clauses.
Ces pratiques posent des questions fondamentales :
En réalité, l’IA générative n’invente pas les risques en matière de données. Mais elle agit comme un accélérateur, car elle incite à l’utilisation d’outils puissants qui échappent souvent au contrôle des organisations.
L’usage de l’IA générative entraîne une série de risques juridiques et organisationnels qui concernent directement les professions réglementées et les entreprises manipulant des données sensibles.
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) encadre strictement le traitement des données personnelles. Utiliser un outil d’IA implique souvent :
Par exemple, soumettre un fichier comptable contenant des informations sur des salariés ou des clients peut constituer une violation du RGPD si l’outil ne respecte pas les obligations de sécurité et de transfert.
Au-delà du RGPD, la protection des données confidentielles et du secret des affaires est en jeu. Déposer une information stratégique (prix de revient, négociation commerciale, plan de restructuration) dans un chatbot pourrait, en l’absence de garanties, exposer cette donnée à un tiers ou même à une réutilisation non contrôlée (IA et métier du chiffre).
Les professions soumises au secret professionnel (avocats, experts-comptables, commissaires aux comptes) sont confrontées à un défi supplémentaire :
Un exemple concret : un avocat qui utilise ChatGPT pour analyser un dossier de contentieux social. Si les données saisies sont stockées et réutilisées, cela peut constituer une violation du secret professionnel de l’article 226-13 du Code pénal.
Face à ces enjeux, l’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières a publié en avril 2025 un document de référence : le Cahier n°43.
Le Cahier est rédigé par un groupe pluridisciplinaire, associant juristes, avocats, experts-comptables et universitaires. Parmi les contributeurs : Mirabile Avocat, engagé de longue date sur les problématiques liées au numérique (IA et professions du chiffre).
L’ouvrage répond à des interrogations très concrètes :
Un message central ressort : l’IA générative ne crée pas les problèmes de confidentialité, mais elle les amplifie. Cela impose une vigilance accrue, notamment pour les professions soumises au secret professionnel (IA et professions du chiffre).
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Le Cahier n°43 ne se limite pas à un constat. Il fournit des recommandations pratiques que les cabinets et entreprises peuvent mettre en œuvre immédiatement.
Éviter de déposer dans un outil d’IA générative des documents contenant :
De plus en plus d’entreprises créent des chartes d’usage pour encadrer l’utilisation de l’IA par leurs collaborateurs. Ces chartes définissent :
Les entreprises doivent insérer des clauses contractuelles spécifiques dans leurs accords avec les éditeurs d’IA et leurs sous-traitants :
Un audit périodique permet de vérifier :
La sensibilisation des collaborateurs est essentielle. Le Cahier insiste sur l’importance de la formation interne afin que chacun comprenne :
Pour aller plus loin
L'usage de l'IA générative par les métiers du chiffre et du droit soulève des questions de confidentialité et de secret professionnel. Le Cahier n°43 de l'Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières propose des garde-fous juridiques pour concilier innovation et protection des données.
Le Cahier n°43, publié en avril 2025 par l'Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières, porte sur l'IA générative et la protection des données : confidentialité, RGPD et secret professionnel. Mirabile Avocat a participé à ce travail collectif d'experts.
C'est une préoccupation centrale. Les questions portent sur le lieu de stockage des données, leur accès et leur éventuelle utilisation pour entraîner les modèles. Le Cahier n°43 vise à apporter des garde-fous juridiques pour protéger les données sensibles des professionnels.
L'usage d'outils d'IA générative doit respecter le RGPD, notamment pour les données personnelles traitées. Le Cahier n°43 examine ces enjeux et propose un cadre pour concilier l'innovation apportée par ces outils et les exigences de protection des données.
Des outils comme ChatGPT, Copilot, Claude ou Llama se sont imposés dans les usages quotidiens depuis fin 2022. Ils permettent de rédiger, analyser et automatiser des tâches, mais leur usage soulève des questions de confidentialité et de protection des données sensibles.
Les experts-comptables et professionnels du droit manipulent des données sensibles couvertes par le secret professionnel. L'usage de l'IA générative crée un risque sur la confidentialité de ces données, d'où l'importance de garde-fous juridiques pour encadrer ces pratiques.
L'objectif est de fournir des garde-fous juridiques permettant aux professionnels d'utiliser l'IA générative tout en protégeant les données sensibles, en respectant le RGPD et le secret professionnel. Il concilie ainsi innovation et confidentialité.
Un avocat aide les professionnels du chiffre et du droit à encadrer l'usage de l'IA générative, à protéger les données sensibles et à respecter le RGPD et le secret professionnel. Cet accompagnement permet de concilier innovation et confidentialité.
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