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Dans notre monde de plus en plus numérique, le niveau de services contrat et les mises à jour des logiciels sont devenues des aspects essentiels de la consommation.
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Dans notre monde de plus en plus numérique, le niveau de services contrat et les mises à jour des logiciels sont devenues des aspects essentiels de la consommation.
Il est primordial pour les consommateurs de connaître le niveau de qualité du service qu'ils peuvent attendre et les implications des mises à jour logicielles.
Cet article se penchera sur ces deux thèmes en lien avec les réglementations en vigueur en France.
Le niveau de qualité du service fait référence à la performance et à la fiabilité d'un service, ainsi qu'à la satisfaction du client. Il est crucial pour les consommateurs de connaître le niveau de qualité qu'ils peuvent attendre d'un service.
En matière de contrat de service ou de contenu numérique, conformément à l’article L. 224-25-5 du Code de la consommation, pour chaque service fourni :
les éventuels niveaux minimaux de qualité de service doivent être indiqués parmi les informations précontractuelles.
Si aucun niveau minimal n'est indiqué, par défaut aucun niveau de service ne sera prévu et le professionnel ne pourra être engagé à ce titre.
La qualité du service peut être mesurée à l'aide de différentes normes et standards, qui évaluent des aspects tels que la performance, la fiabilité et l'accessibilité du service.
La satisfaction du client est étroitement liée à la qualité du service. Un niveau de qualité de service élevé peut augmenter la satisfaction du client, tandis qu'un niveau de qualité de service faible peut le diminuer.
En l’absence de définition plus précise, la question de s’engager à prévoir un niveau minimum de service dans les CGV se pose.
Le niveau de service peut aussi être impacté par le nombre de mise à jour qui suspend les services en cause.
Depuis 2022, les mises à jour des contenus numériques sont encadrés en France.
Les mises à jour des logiciels sont essentielles pour la sécurité et l'amélioration des fonctionnalités. Toutefois, elles peuvent affecter la performance et la compatibilité du bien.
Selon l'article L. 111-6 du Code de la consommation, le producteur doit informer le consommateur de façon lisible et compréhensible :
des caractéristiques essentielles de chaque mise à jour, y compris l'espace de stockage requis, son impact sur les performances du bien et l'évolution des fonctionnalités qu'elle comporte.
Le processus de mise à jour des logiciels comprend la compatibilité, le support et la maintenance.
Conformément à l'article D. 111-5-3 du Code de la consommation, le producteur doit communiquer au consommateur, sans frais, les caractéristiques essentielles de chaque mise à jour avant son installation. Ces caractéristiques incluent l'objet de la mise à jour, les versions compatibles, l'espace de stockage requis et les conséquences possibles sur les performances du bien.
Les mises à jour des logiciels peuvent affecter la qualité du service. Par exemple, une mise à jour peut améliorer la performance du bien ou, au contraire, diminuer l'espace de stockage disponible ou la durée de vie de la batterie (niveau de services contrat).
La maintenance logicielle est un processus qui consiste à changer, modifier et mettre à jour les logiciels afin de répondre aux besoins des clients. Elle est effectuée après le lancement du produit pour plusieurs raisons, notamment pour améliorer le logiciel, corriger les problèmes ou bugs, augmenter les performances, et plus encore. Les développeurs de logiciels doivent constamment être à l'affût pour le corriger et l'améliorer afin de rester compétitifs et pertinents.
Type de mise à jour
Il existe quatre types principaux de maintenance logicielle : la maintenance corrective, préventive, perfective et adaptative. Chaque type de maintenance a un impact différent sur la qualité du service et répond à des objectifs divers :
La maintenance corrective est nécessaire lorsqu'un logiciel rencontre un problème, notamment lorsque surviennent des défaillances et des erreurs. Ces problèmes peuvent avoir un impact considérable sur la fonctionnalité du logiciel en général et doivent donc être corrigés le plus rapidement possible.
La maintenance préventive consiste à se projeter dans l'avenir afin que le logiciel puisse continuer à fonctionner comme souhaité le plus longtemps possible. Elle s'attaque à de petits problèmes qui, à un moment donné, peuvent ne pas avoir d'importance, mais qui peuvent se transformer en problèmes plus importants à l'avenir.
La maintenance perfective vise à adapter le logiciel en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités, au besoin, et en y supprimant celles qui ne sont pas pertinentes ou efficaces. Ce processus permet aux logiciels de rester pertinents à mesure que le marché et les besoins des utilisateurs évoluent.
La maintenance adaptative est liée à l'évolution des technologies ainsi qu'aux politiques et règles concernant vos logiciels. Elle inclut les modifications du système d'exploitation, du stockage dans le cloud, du matériel, etc.
L'article L. 217-20 modifié par l'Ordonnance n°2021-1247 du 29 septembre 2021 établit certaines règles concernant les mises à jour logicielles qui ne sont pas nécessaires au maintien de la conformité du bien. Ces règles sont les suivantes :
- Le contrat doit autoriser le principe de ces mises à jour et fournir une raison valable pour leur réalisation.
- Le vendeur doit informer le consommateur, de manière claire et compréhensible, raisonnablement en avance et sur un support durable, de la mise à jour envisagée en précisant la date à laquelle elle interviendra.
- La mise à jour doit être effectuée sans coût supplémentaire pour le consommateur.
- Le vendeur doit informer le consommateur qu'il a le droit de refuser la mise à jour ou, le cas échéant, de la désinstaller, si la mise à jour a une incidence négative sur son accès au contenu numérique ou au service numérique ou à son utilisation de ceux-ci.
Si la mise à jour a une incidence majeure sur le consommateur, ce dernier a le droit de résilier le contrat sans frais dans un délai maximal de trente jours. Le consommateur ne peut toutefois pas résilier le contrat si le vendeur lui propose de conserver le contenu numérique ou le service numérique sans modification, y compris par une désinstallation de la mise à jour, et si ce dernier demeure en conformité dans les conditions prévues à la présente section.
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La qualité du service et les mises à jour des logiciels sont des aspects cruciaux de la consommation à l'ère numérique.
Les consommateurs ont le droit de connaître le niveau de qualité du service qu'ils peuvent attendre et les implications des mises à jour logicielles.
Les entreprises, quant à elles, doivent s'assurer qu'elles respectent les réglementations en vigueur et communiquent efficacement ces informations à leurs clients.
Pour aller plus loin
Le niveau de service désigne la performance, la fiabilité et la disponibilité attendues d'un service. En matière de service ou de contenu numérique, l'article L224-25-5 du Code de la consommation impose d'indiquer les éventuels niveaux minimaux de qualité dans l'information précontractuelle. À défaut d'indication, aucun niveau de service n'est dû par le professionnel.
Ce n'est pas obligatoire, mais en l'absence d'indication d'un niveau minimal, le professionnel ne peut être engagé sur ce point. Prévoir un niveau de service dans les CGV clarifie les attentes et sécurise la relation. C'est un arbitrage entre l'engagement pris envers le client et le risque de ne pas le tenir.
Oui, depuis 2022. Le Code de la consommation encadre les mises à jour des biens et contenus numériques. Le producteur doit informer le consommateur, de façon lisible, des caractéristiques essentielles de chaque mise à jour : objet, versions compatibles, espace de stockage requis et conséquences possibles sur les performances du bien.
Selon l'article D111-5-3 du Code de la consommation, le producteur doit communiquer sans frais, avant installation, les caractéristiques essentielles de la mise à jour : son objet, les versions compatibles, l'espace de stockage requis et les conséquences possibles sur les performances du bien. Cette information conditionne le consentement éclairé du consommateur.
Oui. Une mise à jour peut améliorer la sécurité ou les fonctionnalités, mais aussi réduire l'espace de stockage disponible, la durée de vie de la batterie ou les performances. C'est pourquoi le producteur doit informer le consommateur en amont des conséquences possibles, qui peuvent affecter le niveau de service réellement délivré.
On distingue principalement la maintenance corrective (réparer un défaut survenu), préventive (éviter les dysfonctionnements), perfective (améliorer le logiciel) et évolutive (l'adapter à l'évolution de l'environnement technique). Un contrat de niveau de service précise les types de maintenance couverts, leur fréquence et leurs modalités d'intervention.
Oui. L'article L111-6 du Code de la consommation impose d'informer le consommateur, de façon lisible et compréhensible, des caractéristiques essentielles de chaque mise à jour, y compris son impact sur les performances du bien et l'évolution des fonctionnalités. Cette transparence est une obligation légale, pas une simple bonne pratique.
Il faut définir clairement les niveaux de qualité attendus, les indicateurs de mesure, les modalités de maintenance et la gestion des mises à jour, en cohérence avec les obligations du Code de la consommation. Une rédaction précise évite les litiges sur la qualité du service et l'impact des mises à jour. Un accompagnement juridique fiabilise ces clauses.
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